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Qu'on ne se fie donc pas à l'apparente "discrétion" de la peinture de Tonia Cariffa, elle est de celles qui, trompeuses, insinueuses, brûlent d'un désir fou. Unique et pourtant innombrable, une telle peinture est innommable, tant de vraie vie fuit la désignation, l"assignation. N'a-t-on pas toujours lu les augures dans un nuage qui passe ? Les brumes faites de terres de Tonia Cariffa seront toujours instables, entre passé et avenir, entre terre et ciel, elles ne sont pas du bon côté, celui auquel on nous persuade d'appartenir, mais de l'autre, celui de l'amour. Jean-Louis Pradel |